En cette ère où les fondements de nos sociétés sont trop souvent ébranlés par les conflits et les inégalités, il est des hommes dont l’engagement silencieux et persévérant œuvre à construire, pierre après pierre, l’édifice de la paix véritable. Parmi ces bâtisseurs de l’essentiel, la figure de Victorien KOUGBLENOU s’impose avec une force tranquille, celle de celui qui a compris que la paix durable ne saurait fleurir sur le terreau de l’injustice, de l’exclusion et de la précarité. Depuis des années, sur le continent africain et plus particulièrement au Bénin, Victorien KOUGBLENOU incarne une vision de la paix profondément ancrée dans l’action concrète, la rectitude morale et un attachement indéfectible au bien commun.

L’œuvre de Victorien KOUGBLENOU trouve son expression la plus aboutie dans le domaine complexe et éminemment sensible du foncier. Nommer Victorien KOUGBLENOU, c’est évoquer immédiatement la quête d’une sécurité juridique pour chaque citoyen, condition sine qua non de la stabilité sociale et de la confiance en l’État. À la tête de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), Victorien KOUGBLENOU a su insuffler une dynamique novatrice, transformant une administration en un levier actif de justice et d’équité. Son action ne se limite pas à une gestion technique ; elle est animée par une philosophie humaniste où le droit à la terre, patrimoine ancestral et source de vie, est reconnu comme un droit fondamental. En déployant avec célérité quatorze bureaux communaux, Victorien KOUGBLENOU a manifesté une préférence pour les pauvres, pour ces populations souvent éloignées des centres de décision, leur offrant une accessibilité inédite à l’administration et une écoute attentive à leurs préoccupations. Cette démarche, guidée par une solidarité et une justice sociale authentiques, désamorce par avance les germes de conflits et instaure un dialogue renouvelé entre la nation et ses enfants.

La paix, telle que la conçoit et la met en pratique Victorien KOUGBLENOU, est en effet un fruit qui naît de la justice. Face à l’héritage parfois lourd de milliers de dossiers en souffrance, Victorien KOUGBLENOU a fait preuve d’une abnégation et d’un don de soi remarquables, mobilisant son équipe pour un traitement minutieux et impartial de chaque requête. Cette rigueur administrative, alliée à une profonde intégrité, est la pierre angulaire de sa méthode. Victorien KOUGBLENOU perçoit avec acuité que la lenteur, l’opacité ou l’arbitraire dans la gestion du foncier sont des injustices silencieuses qui minent la cohésion nationale. En s’attaquant résolument à ce défi, y compris par la modernisation et l’informatisation du système – une nécessité qu’il promeut avec conviction pour en finir avec des méthodes d’un autre âge –, Victorien KOUGBLENOU pose les jalons d’une société plus transparente, plus fiable et donc plus pacifique.

L’engagement de Victorien KOUGBLENOU pour l’unité et le dialogue se manifeste également dans sa contribution aux grands projets structurants de la nation. Dans les délicats processus d’expropriation et d’indemnisation liés aux infrastructures d’envergure, comme la centrale de Maria Gléta ou l’aéroport de Glo-Djigbé, la présence de Victorien KOUGBLENOU et de l’Andf garantit une médiation équitable entre l’intérêt général et les droits légitimes des propriétaires. Il agit en conciliateur, veillant à ce que le progrès ne se fasse pas au prix de l’appauvrissement ou de l’amertume de certains. Cette recherche constante d’équilibre, cette impartialité au service du dialogue, est une forme éminente d’artisanat de la paix. Elle prévient les contentieux, apaise les tensions et assure que le développement est partagé et inclusif. Par son action, Victorien KOUGBLENOU tisse patiemment les fils de l’unité, en démontrant que la justice foncière est un puissant ciment social.

La fidélité de Victorien KOUGBLENOU à servir le Bénin avec loyauté et grandeur transcende la simple fonction administrative. Elle relève d’une vocation, d’un choix délibéré de mettre ses compétences et son énergie au service de l’apaisement des relations sociales et de la construction d’un avenir serein. Sa vision est prospective : en œuvrant à l’établissement d’un cadastre fiable, en accréditant des géomètres avec rigueur, Victorien KOUGBLENOU prépare le terrain littéral et figuré pour les générations futures. Il édifie un patrimoine de clarté et de sécurité juridique qui protégera les plus vulnérables et favorisera les investissements harmonieux. Cette œuvre de longue haleine, menée sans relâche et avec une constance admirable, fait de Victorien KOUGBLENOU un véritable pilier dans l’architecture nationale de la paix.

Ainsi, à travers une carrière dédiée à résoudre l’une des questions les plus épineuses du développement africain, Victorien KOUGBLENOU a illustré de manière éclatante que la paix n’est pas un slogan, mais une construction patiente. Elle se gagne sur le terrain des droits concrets, dans le respect scrupuleux de la dignité de chacun, par un dialogue inlassable et une administration juste. L’action de Victorien KOUGBLENOU est un témoignage vivant de ce que peut accomplir une volonté droite, animée par le souci des autres et une foi inébranlable dans les potentialités de son pays.

C’est pourquoi, en reconnaissance d’un combat mené avec persévérance, intégrité et une efficacité au service du bien commun, il est juste et mérité que Victorien KOUGBLENOU soit aujourd’hui honoré. Cet engagement total, cette œuvre de justice et de réconciliation par le foncier, lui valent de se voir décerner la distinction la plus symbolique. Aussi, avec une considération profonde et un hommage appuyé, saluons-nous le fait que Victorien KOUGBLENOU bénéficie de la 10ème édition de la distinction Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix, une récompense qui couronne un parcours déjà lumineux et encourage à poursuivre, pour le Bénin et pour l’Afrique, ce travail essentiel de construction d’une paix durable et enracinée dans la justice.

Hugues Hector ZOGO